Les Abénakis sont une nation indigène du nord-est de l'Amérique du Nord qui comprend plusieurs groupes de peuples autochtones. Après la révolution américaine de 1773, les Abénakis ont continué à vivre dans leur territoire ancestral qui s'étendait du territoire des Malécites au nord, de l’Atlantique à l’est jusqu'au fleuve Saint-Laurent et la rivière Richelieu à l’ouest et au Massachusetts au sud.
Au cours de cette période, les Abénakis ont été confrontés à de nombreux défis, notamment la colonisation et l'expansion territoriale des États-Unis et du Canada qui ont souvent eu pour effet de limiter l'accès des Abénakis à leurs terres et à leurs ressources traditionnelles. De nombreux Abénakis ont été contraints de quitter leur territoire et de s'installer dans des réserves ou des communautés autochtones établies par les gouvernements.
Malgré ces difficultés, les Abénakis ont continué à maintenir leur culture et leurs traditions, et ont continué à jouer un rôle important dans les communautés autochtones du nord-est de l'Amérique du Nord. De nos jours, ils sont toujours présents dans cette région et continuent à lutter pour la reconnaissance de leurs droits et de leur patrimoine culturel. (chatGPT)
Durant toute la période coloniale, le Ndakina a été utilisé par les puissances coloniales, c’est-à-dire la France et l’Angleterre (plus tard la Grande-Bretagne), comme une zone tampon entre les colonies de la Nouvelle-France, de la Nouvelle-Angleterre et de la Nouvelle-Écosse. Ainsi, la Nation s’est rapidement retrouvée entraînée au cœur des hostilités franco-anglaises axées sur la colonisation et l’exploitation des ressources du Nord-Est américain. L’octroi et l’acquisition de terres par les premiers Européens ont eu pour effet de transformer le Ndakina et limiter son accès à la Nation. C’est ainsi que débute l’importante anthropisation et privatisation du territoire ancestral des W8banakiak[3].
Après la cession de la Nouvelle-France aux Britanniques, en vertu du traité de Paris de 1763, les W8banakiak établis dans les communautés de Saint-François (Odanak) et de Bécancour (W8linak) continuent de chasser et de pêcher, à l’instar de leurs ancêtres, entre Kik8ntegw (rivière Chaudière) et Masesoliantegw (rivière Richelieu), depuis la rive sud de Kchitegw (fleuve Saint-Laurent) jusque dans les territoires qui deviendront les Cantons-de-l’Est, voire au-delà dans les États actuels du Maine, du New Hampshire et du Vermont. Les forêts bordant Alsig8ntegw (rivière Saint-François) et W8linaktegw (rivière Bécancour) sont particulièrement prisés, ainsi que les bords de 8nkawbagak (Grand lac Saint-François)[1].
Dans la foulée de l’Acte constitutionnel de 1791, le gouverneur du Bas-Canada choisit en 1792 de diviser en plusieurs cantons et de concéder les terres se trouvant au sud des seigneuries de Kchitegw (fleuve Saint-Laurent) afin que celles-ci soient habitées par les Britanniques ayant fui la guerre d’indépendance américaine (1775-1783). L’ouverture des cantons va occasionner une perte évolutive de l’accès aux ressources qui sont encore à la base de l’alimentation des W8banakiak au tournant du 19e siècle. Par conséquent, nombre de chasseurs w8banakiak franchissent Nebesek (lac Saint-Pierre) et chassent en Mauricie à des fins de subsistance ou commerciales, prenant appui sur leurs importants réseaux d'alliance et de parenté, de sorte qu’ils parviennent à établir et à occuper des territoires de chasse familiaux dans la région mauricienne pendant une grande partie du 19e siècle[2].
Parallèlement, les autorités imposent des restrictions dans le calendrier de chasse aux animaux à fourrures[3]. En restreignant l’accès à de vastes parcelles du Ndakina et aux territoires de chasse familiaux de la Mauricie, la transmission des savoirs traditionnels et la pratique d’activités intimement liées au mode de vie des W8banakiak se sont avérées être peu à peu limitées. Seul le guidage, qui est très présent jusqu’au milieu du 20e siècle, a permis de perpétuer le savoir-faire sur le territoire[4].
https://gcnwa.com/histoire-de-la-nation/
Le Grand Conseil de la Nation Waban-Aki Inc.
Membres de la grande famille linguistique et culturelle algonquienne, les Abénaquis du Québec sont originaires des États actuels du Maine, du New Hampshire et du Vermont. En 1700, ils se sont établis définitivement à Odanak et à Wôlinak, sur la rive sud du Saint-Laurent, près de Trois-Rivières.
Aujourd’hui, plus de 2 700 Abénaquises et Abénaquis vivent au Québec dont près de 400 à Odanak et à Wôlinak, dans le Centre-du-Québec. Le français est la langue d’usage de la majorité d’entre eux, l’anglais étant celle de quelques-uns seulement.
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